Partenariat avec le monde

La Thaïlande a conscience que le progrès et le bien-être national sont en corrélation avec les conditions régionales et mondiales. En tant que membre fondateur de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et un membre actif de l’Organisation des Nations Unies, la Thaïlande est fermement engagée à travailler avec l’ensemble des états membres en vue d’un monde meilleur.

Le gouvernement thaïlandais estime qu’il est essentiel d’établir une coopération et une coordination étroites entre les acteurs pour relever les défis de plus en plus complexes du monde actuel. Dans un contexte mondial en évolution, la Thaïlande cherche à travailler avec ses anciens et nouveaux partenaires afin d’identifier et de répondre efficacement aux risques et opportunités engendrés par le changement.

La Thaïlande a aussi conscience de l’importance de la scène diplomatique dans une ère dynamique et cherche à construire des passerelles entre les différentes cultures et religions afin de trouver de l’énergie dans toute cette diversité. Le pays a une vision d’un monde globalisé où règnent diversité et harmonie, où les différences de culture et de religion seront une base pour associer les atouts et les talents ; grâce au partenariat entre les acteurs et à une entente multilatérale un monde de paix, de progrès et de prospérité pour tous est possible.

Se concentrer sur la construction d’une communauté de l’ASEAN

Asean.orgDepuis sa fondation en 1967, l’ASEAN a été et continue à être la pierre angulaire de la politique étrangère de la Thaïlande. La Thaïlande attache une grande importance au renforcement de la coopération dans le cadre de l’ASEAN, à renforcer la confiance qu’entretiennent les pays membres entre eux et, par ce biais, promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans l’ensemble de la région.
En 2015, les pays membres de l’ASEAN vont s’engager dans une étape historique et devenir la Communauté économique de l’ASEAN. L’édification de cette nouvelle structure reposera sur 3 piliers :

  • politique-sécurité,
  • communautaire,
  • et socioculturelle.

Ces trois piliers sont étroitement liés et se renforcent mutuellement.

Communauté politique- sécurité de l’ASEAN (APSC)

Au cours des dernières décennies, la Thaïlande a mené plusieurs initiatives visant à assurer la stabilité politique en Asie du Sud-Est. Elle a joué un rôle de premier ordre dans la création du Forum régional de l’ASEAN (ARF) en 1994 et la feuille de route pour l’édification de la communauté politique – sécurité de l’ASEAN pour 2009-2015. Lors, diplomatie préventive et tous les différents mécanismes existants pour le règlement des litiges fonctionneront plus efficacement grâce à ces cadres.
Lors de la présidence de la Thaïlande à la Commission intergouvernementale de l’ASEAN pour les droits de l’homme (AICHR) en 2009, d’importantes contributions à la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales ont été effectuées. Le Royaume a également été un acteur clé dans la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme de l’ASEAN en 2012 ainsi que dans la consultation accrue des organisations représentant la société civile.

Communauté économique de l’ASEAN (AEC)

L’AEC traduit la volonté de l’ASEAN de créer l’intégration économique régionale. L’AEC a pour objectif de créer dans l’ASEAN un marché et une base de production unique, d’élever la compétitivité d’une région économique très concurrentielle, tout en promouvant un développement économique équitable et pleinement intégré à l’économie mondiale.
Avec les autres états membres, la Thaïlande travaille également avec les états partenaires (la Chine, le Japon, la République de Corée, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Inde), avec qui l’ASEAN a signé des accords de libre-échange, sur un partenariat économique régional global, un accord de libre-échange régional concernant plus de la moitié de la population mondiale, afin de renforcer davantage le potentiel économique collectif de la région. La finalisation des négociations sur le partenariat économique régional global est prévue pour 2015.

Pour la Thaïlande, l’imminence de la communauté des 10 états de l’ASEAN, implique la nécessité d’améliorer la connectivité au niveau régional. C’est pourquoi elle est un fervent partisan du renforcement de la connectivité par le développement des infrastructures physiques, des liens entre les peuples et les individus ainsi que des échanges au sein des institutions. L’objectif est la réalisation du grand plan de connectivité de l’ASEAN, qui renforcera les fondations de l’ AEC.

Communauté socioculturelle de l’ASEAN (ASCC)

la Thaïlande est déterminée à faire de l’ASEAN une organisation plus centrée sur les peuples à travers le renforcement des capacités et des liens culturels. Au cours de sa présidence en 2008-2009, la Thaïlande a initié la réunion des dirigeants de l’ASEAN avec les représentants de l’Assemblée interparlementaire de l’ASEAN (AIPA), les organisations de la société civile (OSC) et la jeunesse pour favoriser leurs échanges. Afin d’édifier une communauté véritablement unie bâtie autour de la devise de l’ASEAN – une vision, une identité, une communauté, tous les acteurs de la société doivent être impliqués dans le processus de construction de la communauté.

Un Partenariat pour le Développement

La Communauté de l’ASEAN ne sera pas pleinement réalisée tant qu’il restera d’importantes disparités économiques dans la région. Jadis bénéficiaire de l’aide étrangère, la Thaïlande est maintenant reconnue comme un pays donateur émergent, avec plusieurs initiatives de développement durable mises en œuvre à l’échelle de l’Asie du Sud-Est en général et dans la sous-région du Mékong en particulier.

Tica.thaigov.net

Thailand International Development Cooperation Agency : MFA

Le Gouvernement thaïlandais, à travers l’Agence Thaïlandaise de Coopération Internationale pour le développement (TICA), a apporté une assistance technique et partagé ses expériences et ses pratiques exemplaires avec ses voisins depuis plus de 30 ans. La TICA a également été active dans de nombreux cadres sous-régionaux et multilatéraux afin de créer des synergies dans les partenariats globaux pour le développement, tels que la Stratégie de coopération économique Ayeyawady – Chao Phraya – Mékong (ACMECS), la sous région du Grand Mékong (GMS), le Triangle de croissance Indonésie -Malaisie – Thaïlande (IMT-GT) et l’Initiative pour l’intégration ASEAN (IAI).

La sous région du Grand Mékong (GMS), qui englobe le Cambodge, la République démocratique populaire du Laos, le Myanmar, la Thaïlande et les provinces chinoises du Yunnan et du Guang Xi, vise à promouvoir la connectivité afin de stimuler la compétitivité et le sentiment d’appartenance à une communauté au niveau régional. La Thaïlande encourage les progrès de la GMS et a activement participé à plusieurs projets de développement des infrastructures, ainsi que des programmes de développement des ressources humaines.

En 2003, une autre projet a été initié : la Stratégie de coopération économique Ayeyawady – Chao Phraya -Mekong (ACMECS). Dans le cadre de ce projet de coopération, l’objectif est de réduire les disparités économiques régionales. À cette fin, la Thaïlande a coopéré avec ses voisins dans le cadre des projets bilatéraux et conjoints avec le Cambodge, le Laos, le Myanmar et le Vietnam.

En 2002, à l’initiative de la Thaïlande a été créé le « Dialogue coopératif asiatique » (ACD). C’est le premier forum à l’échelle continentale qui a pour objectif d’instaurer un dialogue de qualité et une meilleure coopération entre les pays d’Asie. L’ACD est un groupement régional unique qui comble les pans encore manquants en Asie en complétant les programmes de coopération existants dans la région. Le principe fondamental de l’ACD consiste à rassembler l’incroyable diversité des ressources du continent et les forces complémentaires ; ce forum devra devenir une force motrice afin que l’Asie réalise tout son potentiel et atteigne son niveau de compétitivité maximal. Depuis sa création, l’ACD n’a cessé de croître en taille et en importance. De 18 membres fondateurs, l’ACD englobe désormais plus de 30 États membres venant de toutes les régions d’Asie. Le rôle de la Thaïlande, en tant que coordonnatrice, continue de progresser au sein de l’ACD.

Le premier sommet de l’ACD a eu lieu au Koweït en 2012 et le 2e Sommet de l’ACD se tiendra en Thaïlande en mars 2015.

La Thaïlande est un membre fondateur de la Coopération Économique pour l’Asie – Pacifique (APEC). L’APEC est le premier forum économique visant à accroître les échanges commerciaux, les investissements et la croissance économique continue dans la région Asie-Pacifique. Depuis sa création en 1989, la Thaïlande y a joué un rôle constructif et notamment dans l’élaboration de l’ordre du jour de l’APEC, concernant le commerce et la libéralisation des investissements, l’intégration économique régionale, le développement des PME, la connectivité, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique, en vue de promouvoir le libre-échange et l’amélioration de la prospérité économique pour la région.

Relever les défis mondiaux

Le rôle et la contribution internationale de la Thaïlande ont toujours été dirigés par le principe d’un dialogue constructif et d’égalité entre les états souverains. L’interdépendance croissante entre les nations et la nature transnationale de nombreux défis en matière de sécurité, ont conduit la Thaïlande à estimer qu’une approche multilatérale dans le cadre des Nations Unies est désormais indispensable pour relever les défis mondiaux les plus urgents. Depuis son entrée dans l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 1946 en tant que 55e membre de l’organisation, la Thaïlande a travaillé consciencieusement, en partenariat avec tous les organismes des Nations Unies, afin de tenter de résoudre les problèmes internationaux – du terrorisme à la sécurité humaine et l’aide humanitaire, et des maladies infectieuses à la préservation de l’environnement et à la sécurité alimentaire.

La Thaïlande est fière de son long engagement avec l’ONU et des résultats obtenus. Elle a eu aussi l’occasion d’assumer la présidence de l’Assemblée générale en 1956 et a eu l’occasion de servir en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) en 1985-1986.

La Thaïlande a également été élue pour la première fois au Conseil des droits de l’homme (CDH) pour le mandat de 2010-2013. En outre, en juin 2010, la Thaïlande a été élue, par acclamation, présidente du Conseil pour une année. L’élection de la Thaïlande comme membre, puis présidente du CDH reflète clairement que la communauté internationale reconnaît la sincérité de la prise de position de la Thaïlande en faveur de la protection et de la promotion des droits de l’homme. La Thaïlande a demandé à siéger au HRC pour un second mandat en 2015-2017.

De nos jours, la Thaïlande aspire à jouer un rôle plus important dans les affaires internationales. Elle a annoncé sa candidature comme membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) pour la période 2017-2018.
Compte tenu du bilan de son rôle actif dans la région, la Thaïlande est apte à contribuer à la paix et à la sécurité internationales par le biais du Conseil de sécurité.

La Thaïlande est un pays en développement de taille moyenne avec une longue expérience en matière de développement, de protection des droits de l’homme et de maintien de la sécurité régionale. Parce qu’elle entretient plutôt de bonnes relations avec tous les pays du monde, la Thaïlande peut assumer un rôle de passerelle pour établir des partenariats entre pays développés et en développement, ainsi qu’entre l’Asie et le reste du monde sur des questions internationales d’intérêt commun.

Ministère des Affaires étrangères du Royaume de Thaïlande www.mfa.go.th
www.thailandtoday.org

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