Politique

THAÏLANDE – Une démocratie en épanouissement
Un engagement inébranlable

Depuis 1932, le Royaume de Thaïlande est une démocratie parlementaire avec une monarchie constitutionnelle. C’est l’une des plus anciennes démocraties d’Asie du sud-est. Le roi, chef constitutionnel de l’Etat, est vénéré ; il est un symbole des traditions et du patrimoine culturel de la nation. L’administration du pays est assurée par un Conseil des ministres dirigé par le Premier ministre dans un régime parlementaire bicaméral.

Tout au long de son histoire, la Thaïlande n’a cessé de renforcer ses institutions démocratiques pour s’assurer que les voix de tous les citoyens soient entendues et respectées. Ces dernières années des groupes issus de la société civile ainsi que des organisations indépendantes ont joué un rôle plus actif dans la vie politique. Cette forme de démocratie participative a encouragé des gens de tous les horizons à s’engager plus activement dans l’élaboration du programme national.

Democracy Monument

Le chemin vers la démocratie, n’a pas, cependant, toujours été sans heurts. Ces dernières années, la Thaïlande a été secouée par des troubles politiques récurrents. Mais de cette période mouvementée un constat peut être fait : l’engagement démocratique du pays est fort et convaincu. Le peuple thaïlandais a manifesté son enthousiasme lors des élections générales en juillet 2011. Ces élections ont enregistré le taux de participation le plus élevé de l’histoire du pays et ont clairement montré que le peuple avait foi dans le processus démocratique.

Une démocratie en pleine maturité

Malgré le fait que l’instabilité politique ait affecté l’image du pays, elle a également engendré une nouvelle prise de conscience politique dans la société thaïlandaise. Les Thaïlandais et les organisations de la société civile ont joué un rôle plus important que jamais sur la scène politique, en exerçant leurs droits et leurs libertés dans le cadre prévu par la constitution.

Des organisations indépendantes comme la Cour constitutionnelle, la Commission électorale, la Commission nationale pour la lutte contre la corruption et la Commission nationale des droits de l’homme ont affermi leur rôle pour assurer leur droit de regard sur le pouvoir. Récemment, la Commission nationale pour la lutte contre la corruption a étendu ses capacités de contrôle en établissant des bureaux dans chaque province de Thaïlande. Les membres provinciaux de la Commission nationale pour la lutte contre la corruption seront choisis parmi des personnes dont l’éthique de travail et les qualifications sont conformes avec la mission générale de la Commission. Ils participeront à la réduction des irrégularités dans les agences de l’Etat, et en particulier au sein des organisations administratives locales.

Parallèlement au renforcement des institutions démocratiques du pays, des principes tels que la bonne gouvernance, la responsabilisation, la transparence et le respect des droits de l’homme sont de plus en plus intégrés et compris dans la société thaïlandaise.

Un gouvernement pour le peuple

Malgré les périodes de troubles politiques, le gouvernement et le peuple sont déterminés à s’avancer sur la voie d’une plus grande démocratisation. Au cours de sa première année au pouvoir, le gouvernement de madame le Premier ministre Yingluck Shinawatra – soutenu par un solide mandat populaire – a été en mesure d’accomplir une grande partie de ses promesses électorales. Alors que son intention immédiate était de parvenir à restaurer une structure économique forte et équilibrée qui servirait de pilier à une croissance durable, l’objectif principal était d’instaurer une société plus juste, fondée sur l’état de droit, et l’égalité de traitement pour tous les citoyens.

En 2012, le gouvernement a promulgué un certain nombre de lois visant à accroître le niveau de vie des citoyens. Le salaire minimum a été augmenté à 300 bahts par jour, une amélioration considérable qui concerne environ 5,4 millions de salariés. Pour compenser la hausse des coûts de la main-d’œuvre, le gouvernement a réduit le taux d’imposition sur les sociétés de 30 % à 23 % avec l’intention de le réduire encore à 20 % en 2013. Cette réduction a fait de la Thaïlande le deuxième pays de la région à être le plus fiscalement compétitif. Par ailleurs, les salaires des fonctionnaires en début de carrière et les pensions de retraite de 6,79 millions de personnes âgées ont été augmentés.

Au sujet de la réconciliation nationale, le gouvernement a activement sollicité la participation des différentes parties dans le processus et a veillé à ce que tout se passe dans le respect de la loi. Le gouvernement a soutenu sans réserve le mandat du Comité thaïlandais pour la Vérité pour la Réconciliation (TRCT) dont le rôle est de favoriser la compréhension commune, et a exprimé sa volonté de réduire les dissensions démocratiquement, notamment à travers le processus parlementaire.

Une bonne gouvernance

Government House - Source : ThailandToday.org

Depuis que madame le Premier ministre Yingluck Shinawatra a pris ses fonctions en 2011, elle a gouverné les affaires de l’État sur la base du principe de transparence et en conformité avec les normes internationales de bonne gouvernance. Conscient que la corruption est une réelle menace pour le développement social et économique du pays, le gouvernement a mis l’accent sur la prévention de la corruption à tous les niveaux. Les mesures mises en place par le gouvernement comprennent :

  • Rehausser le niveau de moralité, d’éthique et de bonne gouvernance auprès des fonctionnaires de l’Etat ainsi que leur inculquer les valeurs de bien commun et de travail consciencieux
  • Mettre en place un mécanisme plus efficace d’enregistrement des plaintes concernant la corruption des officiers de l’Etat
  • Mise en place de centres de lutte contre la corruption à tous les niveaux, par exemple la création d’une cellule de crise anti-corruption servant de cellule de centralisation et de supervision des activités de l’ensemble des ministères
  • Mettre en œuvre le programme « 1 Département-1 Projet Anti–corruption »
  • Modification du règlement de l’Office de la Commission de la fonction publique afin d’accélérer le processus de mise en œuvre des sanctions pour corruption dans un délai de 120 jours et afin d’éviter que les coupables de corruption puissent réintégrer la fonction publique
  • Modification du règlement régissant la commission de lutte contre le blanchiment d’argent et la loi concernant le financement de la lutte contre le terrorisme afin qu’ils soient conformes aux normes internationales. En conséquence, le groupe d’intervention financière de lutte contre le blanchiment de l’argent a retiré la Thaïlande de sa liste de pays sous surveillance en juin 2013 afin de féliciter la nette amélioration de sa réglementation

Parallèlement aux efforts fournis pour promouvoir la bonne gouvernance au niveau national, le gouvernement a également renforcé la coopération avec les organisations internationales. La Thaïlande a fait appel à leur expertise pour élaborer des stratégies nationales de développement. La Thaïlande a par exemple a collaboré avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour obtenir des informations et adopter une action plus efficace pour lutter en amont contre la corruption et encourager la bonne gouvernance. Ces améliorations sont nécessaires afin de promouvoir une société et une économie plus forte.

Discours prononcé par madame le Premier ministre Yingluck Shinawatra au sujet de l’administration du pays le 2 juillet 2013

Le gouvernement va intensifier ses efforts et mettre en place des procédures pour lutter contre la corruption grâce aux mesures suivantes :

  1. Les organismes gouvernementaux seront encouragés et incités à divulguer des informations à toutes les étapes du processus d’appel d’offres ainsi qu’il l’est prévu très concrètement par la loi et de manière à assurer l’égalité de traitement à tous ceux répondant à l’appel d’offres ou soumettant des propositions de projets.
  2. Des mesures seront mises en place pour permettre aux personnes issues de tous les secteurs de la société, ayant été sélectionnées, et ayant reçu une formation diplomante leur donnant les connaissances et les compétences nécessaires, d’agir en tant qu’observateurs de l’appel d’offres gouvernemental.
  3. Afin d’assurer la conformité et la mise en œuvre des mesures mentionnées ci-dessus, le gouvernement mettra en place un comité de pilotage chargé d’améliorer la transparence de l’appel d’offre gouvernemental.

Pour une société plus juste

Le gouvernement concentrera ses efforts sur la réforme juridique du pays afin de s’assurer que tous les citoyens thaïlandais soient protégés et traités de manière égale. Les lois à tous les niveaux seront examinées et révisées. Les délais de mise en pratique seront réduits et les complications dans le processus pratique seront simplifiées. Le gouvernement veillera aussi à améliorer l’efficacité de la mise en application de la loi dans le respect du principe de la primauté du droit et des normes internationales. Reconnaissant que ce processus ne peut être atteint uniquement par le biais du gouvernement, les instances juridiques de Thaïlande devront solliciter la coopération de tous les secteurs concernés, y compris le secteur privé et les organisations internationales.

L’engagement pour les citoyens et une réflexion tournée vers les personnes sont les piliers de la politique du gouvernement de Yingluck Shinawatra. Conformément à la constitution thaïlandaise et à la Loi sur l’administration publique datant de 2007, le gouvernement a ouvert le processus bureaucratique pour offrir davantage de possibilités de participation du public. Cette politique a satisfait le peuple qui a été très réactif.

La paix et l’harmonie dans les provinces frontalières du sud sont toujours des priorités du gouvernement. La participation des citoyens, l’équité, la justice, le développement économique et social concentreront tous les efforts de l’Etat afin d’améliorer la vie de la population dans ces régions frontalières.

Améliorer la qualité de vie

Afin d’éradiquer les disparités économiques, qui sont une source sous-jacente de mécontentement social, le gouvernement s’est engagé à prendre des mesures favorisant l’égalité des chances. Cet objectif sera partiellement réalisé grâce à une refonte du système éducatif. La réforme de l’enseignement supérieur et l’élargissement du vivier de main-d’œuvre qualifiée devrait permettre de répondre davantage à la demande croissante du marché et donner aux travailleurs de meilleures possibilités de carrière. L’objectif, à terme, est de faire en sorte que tous les Thaïlandais deviennent des acteurs de la construction économique du pays.

Le gouvernement est déterminé à travailler avec tous les secteurs concernés pour s’assurer que les Thaïlandais aient un accès égal à des services sociaux de qualité, et aient une meilleure qualité de vie et plus de dignité. Cet objectif fait l’objet d’un programme national pour que, d’ici à 2017, soit instauré un Etat providence. Pour ce faire, le financement de l’Etat seul n’est pas suffisant. Les années à venir vont voir le gouvernement passer de son simple rôle de fournisseur de services sociaux à une utilisation plus efficace des capacités des collectivités à s’autonomiser et à se prendre en charge pour maintenir l’intégrité sociale. Les modes de vie dans nos sociétés modernes érodent les filets de sécurité traditionnels de la communauté et de la famille. C’est la raison pour laquelle les systèmes de protection sociale nationaux et locaux seront conçus pour renforcer le capital social et fournir une base de protection sociale durable. En outre, le gouvernement mettra au point une base de données reliant les différents types de protection à leurs groupes cibles afin d’améliorer la réactivité et élargir l’accès aux prestations sociales.

La protection des droits de l’homme

Le gouvernement thaïlandais a placé le respect des droits de l’homme comme l’une de ses priorités politiques et que tout sera fait pour assurer que la justice, la non-discrimination et l’égalité des droits prévalent dans un Etat de droit et bénéficient à tous les citoyens. Au niveau national, le gouvernement redoublera d’efforts pour mettre un terme à toutes les violations des droits de l’homme. Le plan national des droits de l’homme a été mis en place pour diriger les efforts du gouvernement sur cette voie. Diverses institutions nationales, dont des organismes gouvernementaux, le comité parlementaire et la commission nationale des droits de l’homme ont élaboré un programme pour promouvoir et protéger les droits de l’homme en Thaïlande.

Les contributions de la Thaïlande à la cause des droits de l’homme se sont développées et s’étendent à la participation à des forums régionaux et internationaux sur les droits de l’homme. Au niveau régional, la Thaïlande a joué un rôle décisif dans la Commission intergouvernementale de l’ASEAN sur les droits de l’homme (AICHR), le premier organisme de ce genre créé au niveau asiatique, ainsi que dans la Commission de l’ASEAN pour la promotion et la protection des droits de la femme et de l’enfant (AFCC), ainsi dans la Déclaration de l’ASEAN sur les droits de l’homme.

Au niveau international, la Thaïlande, en tant que membre du Conseil des droits de l’homme, a plaidé pour qu’une plus grande attention soit portée à l’assistance technique et à la coopération sur le terrain afin que leurs actions pour le renforcement des droits de l’homme aient plus d’impact. Le Gouvernement thaïlandais continuera à tenir ses promesses et à respecter ses engagements relatifs au respect des droits de l’homme auprès des organes internationaux veillant à la protection des droits de l’homme. La Thaïlande continuera également à travailler en collaboration et de manière constructive avec les autres Etats et toutes les parties concernées pour la promotion et la protection des droits de l’homme à travers le monde. Compte tenu de ses engagements, la Thaïlande a présenté sa candidature au Conseil des droits de l’homme pour la période 2015-2017.

Un regard tourné vers l’avenir

La confiance qui est née à la suite de la première année de travail du gouvernement a propulsé l’économie thaïlandaise. En 2012, le PIB du pays, les investissements étrangers et nationaux, les chiffres du tourisme et de la capitalisation boursière ont augmenté de façon remarquable. Parallèlement, le chômage est tombé à 0,7 pour cent, un des taux les plus bas au monde.

Avec cette stabilité politique retrouvée et d’excellentes performances économiques, le gouvernement est conforté sur sa lancée. La détermination du gouvernement à répondre aux aspirations démocratiques du peuple thaïlandais est inchangée et il fera en sorte d’accélérer la réforme politique avec une large participation du peuple afin que l’exercice du pouvoir politique soit fondé sur la primauté du droit.

Le gouvernement thaïlandais va continuer à améliorer la qualité et l’efficacité de ses services. Les prochaines années verront l’adoption d’initiatives d’un « e- gouvernement » qui utilisent la technologie pour moderniser les opérations du gouvernement et apportent plus de transparence et d’efficacité. Cela engendrera une plus grande intégration et une communication plus fluide entre les organismes locaux, provinciaux et nationaux, de manière à réduire le chevauchement des budgets de l’Etat et à rationnaliser l’utilisation des ressources rares.

Ministère des Affaires étrangères du Royaume de Thaïlande www.mfa.go.th
www.thailandtoday.org

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